Census results are proving what many Canadians already understood, poverty rates among seniors have been climbing in Canada and fewer people are prepared to retire. 

With those statistics readily available one has to wonder why the government would pursue a penny pinching exercise that punished a select group of seniors, but that is exactly what happened last January when Service Canada’s policy for Couples Living Apart for Reasons Beyond their Control changed.  The move affected couples who lived apart for reasons such as the need for long-term care and forced them to qualify for benefits based on their joint income. The fallout was immediate and MP’s constituency offices became the front line for a battle that never should have been waged.

The reasoning offered by the government was that they were trying to limit high income senior couples from receiving income-tested benefits.  But it wasn’t high income couples who sought assistance at my offices.  Instead, the new policy threatened to push couples who had been able to get by, prior to the policy change, over the brink.  As we worked through each case it became clear that some couples were being forced to consider drastic measure – even legal separation - so they could afford to live.  Clearly the new policy was delivering outcomes that hadn’t been anticipated.

The good news is that pressure from MP offices had an effect and the government relented.  As a result, the policy has reverted to the means test that was used prior to the changes.  A memo to Service Canada indicated that the change will be retroactive to January 2017 so no seniors will be caught up in the short-lived mistake, but that just scratches the surface when it comes to impoverished seniors.

Seniors groups and think tanks have been warning for years that poverty rates for seniors have been climbing.   A report from the Broadbent Institute in February confirmed as much and painted a grim picture of the trend in Canada.  It showed how more seniors will rely on the Guaranteed Income Supplement, Canada Pension Plan and Old Age Security programs over the next ten years claiming that half of all those who will retire have accrued no pension benefits to help them get by. 

The report goes on to suggest that Canada could beef up mandatory retirement savings through the CPP, which offers a defined benefit and indexed pension at a reasonable cost.  It points out that retirement saving incentives such as Registered Retirement Savings Plans and Tax Free Saving Accounts are not helping more Canadians retire in comfort, but suggests that the CPP could.  To do that we will have to increase the mandatory savings rate of 9.9%, which is among the lowest in the OECD. 

Another solution would be to index the OAS and GIS to keep pace with wages instead of prices in a manner similar to CPP maximum benefits which are indexed to average earnings. In addition to that Canada should increase the GIS. This would help about one-third of seniors and is something the Liberals promised in the election.  The Broadbent Institute says that  If they make good on the their 10 per cent increase on GIS for single seniors it will be a start, but by increasing the GIS by 10 per cent for all seniors we would lift nearly 150,000 people out of poverty. That would allow more Canadians to retire with dignity.

Service Canada renonce à une mesure discriminatoire, mais la pauvreté chez les aînés est de plus en plus préoccupante

Les résultats du recensement prouvent ce que de nombreux Canadiens savaient déjà : les taux de pauvreté sont en hausse chez les aînés canadiens et de moins en moins de gens sont prêts à prendre leur retraite. On peut se demander pourquoi le gouvernement, qui dispose de ces statistiques, a décidé de se lancer dans un exercice d’économies de bouts de chandelles qui punit un groupe précis d’aînés.  Toutefois, c’est exactement ce qui s’est produit en janvier dernier lorsque la politique de Service Canada sur les couples vivant séparément pour des raisons indépendantes de leur volonté a changé. Ce changement a touché les couples qui vivent séparément (par exemple parce qu’un des conjoints vit dans un établissement de soins de longue durée) et les a obligés à se qualifier pour être admissibles à des prestations en fonction de leur revenu conjoint. Les répercussions ont été immédiates et les bureaux de circonscription des députés sont devenus la première ligne d’une bataille qui n’aurait jamais dû commencer.

La raison invoquée par le gouvernement : il tentait d’empêcher les couples d’aînés à revenu élevé de toucher des prestations fondées sur le revenu. Ce ne sont toutefois pas des couples à revenu élevé qui sont venus chercher de l’aide dans mes bureaux. La nouvelle politique menaçait plutôt de faire couler des couples qui avaient jusque-là réussi à s’en sortir. Nous nous sommes penchés sur chaque cas et il est devenu évident que certains couples étaient forcés d’envisager des mesures drastiques, même la séparation légale, pour pouvoir subvenir à leurs besoins. La nouvelle politique avait sans contredit des effets imprévus.

La bonne nouvelle est que les pressions exercées par les bureaux des députés ont porté leurs fruits et que le gouvernement a fait marche arrière. La politique est donc revenue ce qu’elle était auparavant et on a recommencé à procéder à l’examen des ressources. Une note de service adressée à Service Canada indiquait que le changement serait rétroactif au mois de janvier 2017, de sorte qu’aucun aîné ne sera désavantagé par cette erreur de courte durée, mais cela n’est que la pointe de l’iceberg en ce qui concerne l’appauvrissement des aînés.

Depuis de nombreuses années, les groupes d’aînés et les groupes de réflexion signalent que les taux de pauvreté sont en hausse chez les aînés. Un rapport de l’Institut Broadbent publié en février le confirme et trace un sombre tableau de la tendance qui se dessine au Canada. Il montre qu’au cours des dix prochaines années, de plus en plus d’aînés compteront sur le Supplément de revenu garanti, le Régime de pension du Canada et le programme de la Sécurité de la vieillesse. Il soutient en outre que la moitié des personnes qui prendront leur retraite n’ont accumulé aucune prestation pour les  aider à assurer leur subsistance.

Le rapport ajoute que le Canada pourrait renforcer l’épargne-retraite obligatoire par l’entremise du RPC, qui offre des prestations déterminées et des prestations de retraite indexées à un coût raisonnable. Il souligne que les incitatifs à l’épargne-retraite comme les régimes enregistrés d’épargne-retraite et les comptes d’épargne libres d’impôt n’aident pas un plus grand nombre de Canadiens à prendre leur retraite dans le confort, mais il soutient que le RPC permettrait d’atteindre cet objectif. Pour ce faire, nous devrons hausser le taux d’épargne obligatoire de 9,9 %, qui est l’un des plus faibles parmi les pays de l’OCDE. 

Une autre solution consisterait à indexer la SV et le SRG afin de suivre l’évolution des salaires, plutôt que l’évolution des prix, de la même façon que les prestations maximales du RPC sont indexées au revenu moyen. En outre, le Canada devrait augmenter le SRG. Ces mesures aideraient environ le tiers des aînés et c’est ce que les libéraux avaient promis lors des élections. Selon l’Institut Broadbent, si le gouvernement tient sa promesse d’augmenter le SRG de 10 % pour les aînés vivant seuls, ce serait un début. Toutefois, en augmentant de 10 % le SRG pour tous les aînés, il sortirait près de 150 000 personnes de la pauvreté, ce qui permettrait à un plus grand nombre de Canadiens de prendre leur retraite dans la dignité.