Secrecy only makes it harder for consumers to know what they are eating

If you are like most Canadians, you would like to know more about the food you are eating, including whether or not that food is genetically modified.  Polling numbers show that support for that idea exceeds  80% and has been that way for over two decades.  That’s part of what makes it disappointing that parliament defeated a New Democrat bill to make labeling Genetically Modified Foods mandatory.

Going right back to basics, Genetically Modified Organisms (GMOs) are plants and animals that have been genetically engineered to have specific traits.  This is done in a lab and differs considerably from the type of breeding and hybridization that humans have undertaken throughout history.  Where in the past there were natural limits to what could be modified, modern laboratory technologies allow for mixing between organisms in different species or kingdoms that could never happen in nature, along with the introduction of new genetic sequences that do not even exist in nature.

The recently defeated bill was the latest effort to help Canadians understand what goes into the food they are eating.  New Democrats have tabled the majority of these, but the Bloc Quebecois also sponsored a bill, and even the Prime Minister committed to action on the issue.  He is on record saying this is about protecting consumers and claiming his government is working with them.  Despite that sentiment, he didn’t support this bill or choose to have the government take it over or draft their own version of the legislation. 

Some politicians who don’t support labelling claim that it amounts to an anti-GMO position, but the contents of this latest bill were anything but that. The main goal of the legislation was to make sure Canadians get the information they have been asking for over and over.   It did not seek to prohibit the production of GMOs in Canada and it wasn’t designed to prevent technological research to improve our agricultural practices. It was designed to ensure transparency and provide people with more information so they can make their own choices on what they eat.

The bill included only three provisions. The first stipulated that no person shall sell any food that is genetically modified unless it is labelled as such.  The second granted additional regulatory powers to define what constitutes a genetically modified food and left that job to Health Canada. While the third gave the government the regulatory authority to define the form and manner of labelling - where the label would be placed along with control over the size and wording on it.  The bill also allowed the government to determine when the bill would take effect.

With so much control left in the hands of the government it is odd that they defeated this legislation.  Given the Prime Minister’s statements – as recently as last year – in favour of GMO labelling and the significant support for the concept across the country it is clear that parliament has missed an opportunity.   There is little doubt the issue will make its way back to parliament and eventually MPs will represent the wishes of their constituents who only want to know what they are eating.

En raison du manque de transparence, il est plus difficile pour les consommateurs de savoir ce qu’ils mangent

Si vous êtes comme la plupart des Canadiens, vous aimeriez en savoir plus sur les aliments que vous mangez, incluant ceux qui ont été génétiquement modifiés. Les résultats des sondages montrent qu’au delà de 80 % de la population appuie cette idée et qu’il en est ainsi depuis plus de deux décennies. C’est entre autres pour cette raison qu’il est décevant de constater que le Parlement a rejeté un projet de loi présenté par les néo démocrates, qui visait à rendre obligatoire l’étiquetage des aliments génétiquement modifiés.

À la base, les organismes génétiquement modifiés (OGM) sont des plantes et des animaux qui ont été modifiés sur le plan génétique pour leur donner des caractéristiques particulières. Ces modifications sont effectuées en laboratoire et elles sont très différentes des techniques d’élevage et d’hybridation adoptées par l’être humain au fil du temps. Alors que par le passé, il y avait des limites naturelles aux modifications pouvant être apportées, aujourd’hui, les technologies modernes permettent d’amalgamer des organismes de différentes espèces et de différents règnes, ce qui ne pourrait jamais se produire naturellement, de même que d’inventer de nouvelles séquences génétiques qui n’existent même pas dans la nature.

Le projet de loi récemment défait était la toute dernière mesure proposée pour aider les Canadiens à en savoir plus sur le contenu des aliments qu’ils consomment. Les néo démocrates ont présenté la majorité des projets de loi sur le sujet, mais le Bloc québécois en a lui aussi parrainé un, et le premier ministre s’est même engagé à prendre des mesures à cet égard. En effet, il a déclaré publiquement qu’il faut protéger les consommateurs et a soutenu que le gouvernement travaille avec eux. Malgré cela, il n’a pas appuyé le projet de loi et il n’a pas insisté non plus pour que le gouvernement prenne le relais de celui ci ou rédige sa propre version. 

Selon certains politiciens qui n’appuient pas l’étiquetage, le plus récent projet de loi représenterait en quelque sorte une prise de position contre les OGM, mais son contenu montre le contraire. La mesure législative visait surtout à prendre les mesures nécessaires pour que les Canadiens puissent obtenir les renseignements qu’ils réclament depuis belle lurette. Elle n’avait pas pour objectif d’interdire la production d’OGM au Canada ou la recherche technologique visant à améliorer nos pratiques agricoles. Le projet de loi devait garantir la transparence et fournir plus de renseignements aux Canadiens afin qu’ils puissent faire leurs propres choix quant aux aliments qu’ils consomment.

Le projet de loi comprenait seulement trois dispositions. La première prévoyait qu’il serait interdit de vendre un aliment génétiquement modifié, à moins que son étiquette ne contienne des renseignements à ce sujet. La deuxième accordait un pouvoir réglementaire supplémentaire pour définir ce qu’est un aliment génétiquement modifié et confiait cette tâche à Santé Canada. La troisième conférait au gouvernement un pouvoir réglementaire pour définir les modalités d’étiquetage, c’est à dire l’endroit où l’étiquette sera apposée, de même que sa taille et son libellé. Le projet de loi autorisait également le gouvernement à déterminer la date d’entrée à laquelle il entrerait en vigueur.

Puisque le gouvernement avait la possibilité d’exercer un contrôle à presque tous les égards, il est étonnant qu’il ait choisi de rejeter le projet de loi. Étant donné que l’année dernière, le premier ministre a déclaré qu’il était favorable à l’étiquetage des OGM et ce projet jouissait d’un appui important à l’échelle du pays, il est évident que le Parlement n’a pas su saisir l’occasion qui s’offrait à lui. Il ne fait aucun doute que cet enjeu sera de nouveau soumis à l’examen du Parlement et qu’un jour, les députés exprimeront la volonté de leurs électeurs, qui veulent simplement savoir ce qu’ils mangent.