In March, the UN General Assembly began to negotiate a treaty to effectively eliminate all nuclear weapons and call for the recognition of the rights and needs of nuclear survivors.

The negotiations were approved by a strong majority of countries, but Canada and most of our NATO allies voted against them and are now boycotting further negotiations altogether. It is clear that this does not reflect the will of Canadians, but rather a government relenting to the pressure of an overbearing American President who has promised to increase America's nuclear arsenal.

 Where in the past, Canada has been a global leader for weapon reform; we are now ‎embracing the position of a nuclear hawk. Canada played a pivotal role in the Land Mine Ban Treaty in 1997 and in 2010, the House of Commons unanimously recognized the danger posed by nuclear weapons vowing to engage in negotiations for a nuclear weapons convention. Now the same government members that touted disarmament and international leadership have boycotted the March negotiations.

 That decision also ensures that we will abstain from the second round of negotiations this summer.   New Democrats are determined to press the Liberal government to change direction and participate in negotiations so Canada can reclaim its place among international disarmament leaders

 On June 7th, the Government was given an opportunity to take an important step towards nuclear disarmament when New Democrats tabled a motion re-affirming Canada's commitment to reducing the nuclear threat.  This came on the heels of an NDP hosted panel on the UN Negotiations for the Prohibition of Nuclear Weapons. Nuclear disarmament is not only possible, but is needed now more than ever. People understand the catastrophic consequences that would occur if nuclear weapons are used; we must avoid another Hiroshima. We must also recognize and legally identify the rights of nuclear victims and create international laws to protect them.

 Canadians should be disappointed by the government’s boycott of the UN’s Draft Convention. There will never be a perfect time for negotiations, but that doesn't mean we shouldn't strive to do what is right. 

 Progress is often a part of a lengthy and divisive process, but given the modernization of nuclear arsenals and heightened tensions between superpowers, procrastination only puts us at greater risk. That's why Canada needs to be a leader, calling on nuclear powers to recognize that these weapons can serve no legitimate purpose.  Their indiscriminate nature and potential to annihilate humanity means that we cannot back down from our fight for nuclear disarmament.

 


 Désarmement nucléaire : Il est grand temps d’agir

 En mars, l’Assemblée générale des Nations Unies a entamé la négociation d’un traité sur l’élimination totale des armes nucléaires et les démarches pour faire reconnaître les droits et les besoins des survivants d’attaques nucléaires. La vaste majorité des États approuvent les négociations, contrairement au Canada et à la plupart de ses alliés de l’OTAN, qui boycottent tout autres pourparlers.

 À l’évidence, ce n’est pas la volonté des Canadiens. Il s’agit plutôt du geste d’un gouvernement fléchissant sous la pression exercée par un président américain dominateur qui promet d’augmenter l’arsenal nucléaire des États‑Unis.

 Auparavant, le Canada était un chef de file mondial dans le désarmement, mais il se pose maintenant comme un faucon nucléaire. Il a joué un rôle essentiel concernant le traité d’interdiction des mines en 1997 et encore en 2010, à l’époque où la Chambre des communes a reconnu à l’unanimité le danger posé par les armes nucléaires, jurant de prendre part aux négociations d’une convention sur les armes nucléaires. Aujourd’hui, les mêmes membres du gouvernement qui prônaient haut et fort le désarmement, tout comme certains grands de ce monde, ont boycotté les négociations tenues en mars.

 À cause de cette décision, nous ne pourrons participer au deuxième tour de négociations prévu cet été. Les néo-démocrates ont la ferme intention de pousser le gouvernement libéral à changer d’avis et à reprendre les pourparlers afin que le Canada regagne sa place parmi les chefs de file mondiaux dans le désarmement.

 Le 7 juin, le gouvernement a eu l’occasion de faire un pas important dans le désarmement nucléaire quand les néo-démocrates ont soumis une motion visant à réaffirmer l’engagement du Canada à réduire la menace nucléaire. Cette motion venait au lendemain d’un groupe de discussion organisé par le NPD sur les pourparlers des Nations Unies sur l’interdiction des armes nucléaires. Le désarmement nucléaire est réalisable et plus que jamais nécessaire. Les gens comprennent les conséquences catastrophiques qui se produiraient si des armes nucléaires étaient employées. Il faut éviter un autre Hiroshima. Nous devons reconnaître et établir officiellement les droits des victimes d’attaques nucléaires, en plus de promulguer des lois internationales pour les protéger.

 Les Canadiens devraient être déçus par la décision du gouvernement de boycotter le projet de convention des Nations Unies. Il n’y a pas de moment idéal pour négocier, mais cela ne veut pas dire pour autant nous empêcher de continuer à faire ce qui est juste.

 Le progrès fait souvent partie d’un long processus rempli de dissensions, mais la procrastination nous expose à davantage de risques compte tenu de la modernisation des arsenaux nucléaires et de la montée des tensions entre superpuissances. Voilà pourquoi le Canada doit être un chef de file et pousser les puissances nucléaires à reconnaître que ces armes n’ont aucun but légitime. La nature aveugle des armes et le potentiel qu’elles ont d’anéantir l’humanité font que nous nous devons de militer pour le désarmement nucléaire.