When a store fails there is more at stake than finding a new place to meet consumer’s needs. 

For employees the challenges are only beginning. The bigger the enterprise, the more people will be affected and that’s when the retailer’s problems start to present bigger challengers challenges for the government. That’s because when pension plans are shredded and severance packages aren’t paid out, our social safety net has to bear the burden.  In some instances, Canadians are left to pick up the pieces while company ownership is laughing all the way to bank - that’s what’s happening as Sears Canada undergoes court-supervised restructuring and is receiving protection from creditors under the Companies' Creditors Arrangement Act.

The first casualties of these developments have been employees who were recently laid off and just learned their severance packages won’t be paid out. What’s most unfair about this is that the largest burden is placed on those who spent the most time in the company.  Long service, in this case, gets you nothing or costs you more, depending on how you look at it.  That same sentiment applies to 16,000 Sears’ retirees who are waiting to learn if their pensions will be cut.

Sears has been under-funding almost everything except the owner’s bank account for years and retail analysts have predicted the company’s decline.  The Ontario Superior Court had already ruled that Sears Canada was under-funding it’s pension plan and had ordered it to beef up payments.  Now the company is asking the courts to suspend $3.7 million worth of monthly payments to its pension and post-retirement benefit plan.

New Democrats have been telling governments for years that pensions and pay need to be protected when creditors come calling instead of falling to the back of the line.  What is so often lost in the equation is the fact that pensions earned by workers are really just deferred wages.  It’s hard to understand how diverting, withholding, or seizing those funds can be anything but illegal.  This illustrates how the current system is broken - but it can be repaired.

The government knows as much and the Liberals even campaigned on a promise to improve income retirement security for all Canadian seniors. So far we are waiting for them to propose any solution and they haven’t even acknowledged the grim future of the workers and retirees involved in recent bankruptcy proceedings.

As mentioned at the outset, one individual has been getting fantastically wealthy from the company’s bad fortune.  Billionaire hedge fund manager, Eddie Lampert is the controlling shareholder of Sears and Kmart in the U.S., and of Sears in Canada who has presided over the company’s uninterrupted downward spiral. A piece by Alan Freeman for iPolitics outlines the life of excess he is able to lead while siphoning off and monetizing all the value from Sears’ holdings. With no prior retail experience, he sold everything that had any value and announced dividend payments without re-investing any money in the company.  As Freeman suggests, Sears may have been in trouble anyway, but Lampert has made things much worse.

Still there is a significant role for the government to play, especially when it comes to making sure that pensions are secured. The Liberals have to stick to their election promises and protect retirees.  New Democrats believe this is a matter of fairness for workers and will continue to fight for a Canada that works for everyone. This means making sure that corporations and multinationals can’t steal the pensions that workers and retirees have already earned because Canadians deserve to retire with dignity.

La saga de Sears démontre que les régimes de retraite doivent être protégés

Lorsqu’un détaillant fait faillite, il y a beaucoup plus en jeu que le simple fait de devoir trouver un autre endroit pour répondre aux besoins des consommateurs. Pour les employés, les défis ne font que commencer. Plus l’entreprise est grande, plus les personnes touchées sont nombreuses, et c’est là que les problèmes du détaillant commencent à poser de plus grands défis pour le gouvernement. En effet, lorsque les régimes de retraite sont réduits et que les indemnités de départ ne sont pas versées, c’est le filet de sécurité sociale qui doit en porter le fardeau. Dans certains cas, des Canadiens se retrouvent avec des miettes tandis que le propriétaire d’une société s’en met plein les poches. Et c’est exactement ce qui se produit alors que la société Sears Canada procède à une restructuration supervisée par un tribunal et qu’elle s’est placée à l’abri de ses créanciers sous le régime de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies.

Les premières victimes de cette situation ont été les employés licenciés récemment qui viennent tout juste d’apprendre que leurs indemnités de départ ne seront pas versées. Ce qui est le plus injuste, c’est que le plus lourd fardeau de cette situation est placé sur les épaules de ceux qui ont passé le plus de temps au sein de la société. Les longs états de service, dans ce cas-ci, ne leur rapportent rien ou leur coûtent plus cher, dépendamment de la façon de voir les choses. Ce même sentiment s’applique aux 16 000 retraités de Sears qui attendent de savoir si leurs prestations de retraite seront réduites.

Sears sous-finance presque tout à l’exception du compte de banque de son propriétaire depuis des années, et les analystes du secteur du détail ont prédit le déclin de la société. La Cour supérieure de justice de l’Ontario avait déjà statué que Sears Canada sous-finançait son régime de retraite et lui avait ordonné d’augmenter ses paiements à cet égard. À présent, la société demande la permission à la Cour de suspendre ses paiements de 3,7 millions de dollars par mois à son régime de retraite et d’avantages postérieurs à la retraite.

Depuis des années, les néo-démocrates disent aux gouvernements successifs qu’il faut que les régimes de retraite et les salaires soient protégés quand les créanciers viennent réclamer ce qu’on leur doit, plutôt qu’ils se retrouvent au bas de la liste des créances à payer. Ce que l’on oublie souvent dans l’équation, c’est que les revenus de retraite gagnés par les travailleurs ne sont en fait que des salaires différés. Il est difficile de comprendre comment le fait de détourner, de retenir ou de saisir ces fonds peut être autre chose qu’une manœuvre illégale. Voilà qui illustre en quoi le système actuel est brisé, mais il est possible de le réparer.

Le gouvernement le sait très bien, et les libéraux ont même promis en campagne d’améliorer la sécurité du revenu de retraite pour tous les Canadiens âgés. Or, nous attendons toujours qu’ils proposent une quelconque solution, et ils n’ont même pas reconnu l’avenir sombre qui attend les travailleurs et les retraités touchés par les récentes procédures de faillite.

Comme je l’ai mentionné au début, une seule personne s’est considérablement enrichie grâce à la dégringolade de la société. Le gestionnaire de fonds spéculatif et milliardaire Eddie Lampert, qui est l’actionnaire majoritaire de Sears et Kmart aux États-Unis et de Sears au Canada, a présidé au déclin ininterrompu de la société. Un article d’Alan Freeman pour iPolitics décrit la vie de grand luxe qu’il est en mesure de mener tout en siphonnant et en monnayant toute la valeur des actifs de Sears. Cet homme, qui n’a aucune expérience préalable du commerce de détail, a vendu tout ce qui pouvait avoir de la valeur et il a annoncé des versements de dividendes aux actionnaires sans réinvestir de fonds dans la société. Comme Freeman l’indique dans son article, Sears aurait pu se retrouver en difficulté malgré tout, mais Lampert a gravement empiré la situation.

Il reste que le gouvernement peut jouer un rôle important à ce chapitre, en particulier lorsqu’il s’agit de veiller à la protection des régimes de retraite. Les libéraux doivent respecter leurs promesses électorales et protéger les retraités. Les néo-démocrates croient qu’il s’agit d’une question d’équité pour les travailleurs et ils continueront de lutter pour un Canada qui profite à tout le monde. Cela signifie qu’il faut s’assurer que les sociétés et les multinationales ne peuvent pas voler les revenus de retraite que les travailleurs et les retraités ont déjà gagnés parce que les Canadiens méritent de prendre leur retraite dans la dignité.